mercredi 19 août 2015

La prise en main du stylo, défectueuse ?

LA PRISE EN MAIN DE L'OUTIL SCRIPTEUR

Les élèves que je vois en graphothérapie ont souvent une prise en main inadaptée de leur stylo. Cela peut rendre l'écriture difficile.


Il y a lieu de faire évoluer la préhension seulement - et seulement si - l'écriture est :
  • douloureuse.
  • pénible, fatigante.
  • illisible ou peu lisible.
  • lente.
A noter qu'il n'est pas toujours indispensable de modifier la tenue du stylo, certaines positions peuvent être très surprenantes et pourtant ne pas poser de problème à celui qui écrit.



Parmi les positions qui posent problème, nous trouvons :


Le stylo droit ou incliné dans le mauvais sens.
                                                                           Le stylo enserré, poing fermé.

Ou encore :   
                     le pouce qui chevauche l'index,
                           le majeur qui vient se placer au-dessus du stylo (et non au-dessous),
                                la main au-dessus de la ligne de scription ou au niveau,
                                     une tenue relâchée qui manque de tonus,.....



Et tant d'autres encore. Seul un examen précis de la prise en main de l'outil scripteur nous permet d'identifier la ou les causes qui rendent la tenue du stylo inadaptée.


Puis, en séances de remédiation de l'écriture le graphothérapeute aide l'élève à faire évoluer la prise en main de l'outil scripteur. Il s'agit d'expliquer ce qui pose problème. Afin que l'élève puisse expérimenter une nouvelle position de la main. Un travail préalable pour délier les doigts est souvent indispensable.



dimanche 2 mars 2014

Qu'est-ce que la dysgraphie ?

La dysgraphie

  • Définition de la dysgraphie selon  De AJURIAGUERRA : 

« une altération de la qualité de l’écriture sans que cette déficience puisse être expliquée par un déficit neurologique ou intellectuel ». 

  •  Quant à l'étymologie, que nous dit-elle ?

Dysgraphie est un mot qui  vient du grec. Composé du préfixe grec "dys" qui évoque une notion de difficulté. Et de "graphie" qui signifie "écrire".
La dysgraphie c'est donc une écriture difficile, quand c'est difficile d'écrire.

Il existe plusieurs échelles et tests pour évaluer une dysgraphie, notamment l'échelle d'AJURIAGUERRA ou le test de dépistage rapide appelé BHK.

Ces échelles nous permettent de comprendre combien et comment l'écriture est difficile. Elles nous permettent aussi de savoir de quel type de dysgraphie il s'agit : raide, de lenteur, impulsive, molle, maladroite. Elle peut être aussi de niveau, instrumentale...

  • Est-ce que mon enfant est dysgraphique ?

    Tout d'abord, la question que je me pose en tant que graphothérapeute, c'est de savoir si l'enfant est en difficulté avec son écriture. 

    Au-delà du diagnostic, quel rapport l'enfant entretient-il avec son écriture ? Qu'est-ce que l'acte d'écrire évoque pour lui ? Comment s'y prend-il pour écrire ? Quelle trace écrite laisse-t-il ? Et si cette écriture difficile était la conséquence d'un autre trouble ?
     
  • Est-ce qu'une remédiation de l'écriture s'adresse uniquement aux écritures dysgraphiques ?  Pas nécessairement, fort heureusement.
De plus, le corps médical, habilité à poser le diagnostic de dysgraphie se prononce après avoir coordonné un bilan pluridisciplinaire.

A propos des gauchers.

 


Etre gaucher n'implique pas nécessairement une écriture difficile.

Dans cette vidéo nous voyons que la jeune personne qui écrit déplace correctement son bras. 

Elle a pris soin d'incliner sa feuille dans le prolongement de son bras.

Sa main est positionnée au-dessous de la ligne d'écriture, ce qui lui permet de voir ce qu'elle est en train d'écrire et de ne pas repasser sur l'encre déposée.  


En résulte un geste d'écriture exécuté avec beaucoup d'aisance et de simplicité.

dimanche 22 décembre 2013

Chez la graphothérapeute, ON N'ECRIT PAS !

Les enfants qui viennent voir une graphothérapeute sont "en mal d'écriture". Ils n'aiment pas écrire.
Parfois très tôt, en maternelle, ils peuvent refuser le passage à l'écrit. Plus grands, en primaire, ils sont ennuyés par une écriture qui ne correspond pas à l'image qu'ils en aimeraient. La trace écrite n'est pas aussi jolie que ce qu'ils voudraient et n'est pas le reflet des efforts qu'ils fournissent. Dans d'autres cas, c'est une écriture qui leur demande une énergie considérable et qui les épuise. D'autres fois, il s'agit d'une tâche qui leur fait mal. Bref, chacun a sa (ou ses) raisons valables et compréhensibles pour détester écrire.
Il faut donc éviter de mettre ces enfants face à leur bête noire si nous voulons les aider à faire évoluer leur geste d'écriture.
PAS DE PAGES DE LIGNES ! PAS DE REPETITIONS DE LETTRES !
Exercices inutiles sinon nocifs. Ce serait un non sens.
La graphothérapeute préfèrera des exercices de graphismes qui reprennent les formes de base servant à former des lettres. Ces formes dites pré-scripturales sont déclinées en différentes tailles, sur des supports variés. En utilisant de nombreux outils - feutres, peintures, plumes, craies, marqueurs, laine, sable, semoule, pâte à modeler, papier carbone - Le corps lui-même peut devenir un outil.
L'enfant ne doit jamais avoir l'impression d'écrire. Mais, il apprend, petit à petit, sans y penser, à corriger son mouvement.
A savoir : l'écriture nous est propre, elle ne change pas. Elle est le reflet de notre personnalité, de nos émotions. Il n'est donc pas question de la modifier et de la dénaturer. La rééducation de l'écriture ne la transforme pas.

samedi 21 décembre 2013

Quelques exemples d'écritures difficiles et remédiation

En graphothérapie, il suffit souvent de pratiquer peu de séances avec l'enfant pour que l'écriture soit améliorée. Quand il a compris ce qui est problématique, l'élève est capable de corriger très rapidement son geste. Bien sûr, rien ne se fait sans l'adhésion de l'enfant, vrai acteur de ses progrès.

AVANT REEDUCATION DE L'ECRITURE.




Sur ces deux échantillons, l'écriture de la jeune A. 8 ans, avant la rééducation.

Le graphisme est étréci et cabossé. Le geste manque de souplesse, il est marqué par la raideur et le manque d'aisance.
 
APRES REEDUCATION : 4 MOIS PLUS TARD.



Après 7 séances de rééducation pour A., nette amélioration du graphisme.

































 



Le geste a gagné en souplesse et en rondeur.
Nous avons travaillé dans un premier temps la posture et la tenue du stylo. Puis, les déplacements et la motricité fine.
Et nous avons repris les liaisons inter-lettres afin de faciliter le déroulé du geste cursif. 




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